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| Cathédrale de Salisbury |
« La France assiste, impuissante ou indifférente, à la lente combustion de
son patrimoine religieux. La destruction du monastère de la Chartreuse
du Mont-Dieu n'est qu'un épisode supplémentaire d'une sinistre
chronique. »
À la surface, comme dans un lac gelé, tout est lisse et brillant. Inodore. D’équerre. Rien n’existe réellement, car le regard ne peut atteindre que les parties les plus voyantes.
On marche. On s’agite. On esquive les coups. Quand on le peut.
Le nom des êtres et des choses n’est qu’une pierre tombale sur laquelle un anonyme a fait inscrire des choses oubliées, à commencer par lui-même. A peine un souffle et c’est déjà demain, un siècle plus tard.
Ce souffle que le temps orne de mille facettes dans les rayons d’étranges bibliothèques.
Une croix ne représente que deux lignes volontaires qui se croisent comme on croise les doigts, symbole à la fois de crainte et d’espoir. De culture et de nuit noire !
Chaque pierre posée est un jalon dans la lente ascension vers les cimes. Pas pour dominer, mais pour mieux saisir la ligne d’évasion.
Chaque pierre échouée est un pas en arrière et des douleurs dans le braille de nos pensées.
Le prix de l’effort, de la contrainte, des joies et des souffrances se perd dans l’ellipse du verbe.
Une église qui brûle est un livre réduit en cendre. Une langue sans repères est une porte qui s’ouvre dans le vide sidéral. Une misérable particule jetée à la vitesse de la lumière vers un point de non-retour. Un mécanisme sans contrôle entraînant des troubles sévères de la mémoire.
C’est dans cette auge que l’élite abreuve sa soif de vengeance, sans que nul ne sache quel en est l’origine.
Quand la haine de l’autre se déclenche par simple impulsion, agissant comme un mécanisme déclencheur de la peur animale inhérente à l’être vivant, soit par instinct de conservation ou par stupidité, ce n'est pas vraiment l'autre qui est ciblé, mais la denrée périssable que nous sommes devenus.
Nous sommes devant l'échographie d'une décérébration programmée. Tout est enseveli sous les algorithmes, où chaque signe entraîne nos corps jusqu’au tombeau, où nous ferons inscrire, en guise d’épitaphe : « Qui a éteint la lumière ? »
C’est peut-être à ce moment que nous réalisons combien nous avons besoin d’elle !
Sous l'Casque d'Erby


Le bonjour aux passantes et aux passants. Retour d'Angleterre. J'ai visité des cathédrales somptueuses et des églises magnifiques, entre autres plaisirs pour la vue et pour l'esprit. Encore saisi par l'émotion des choses vues, j'apprends que par chez nous, on calcine le patrimoine en silence. Honte !
RépondreSupprimerBonjour Rod et bon retour chez les gaulois en voie de disparition. C'est le nombre exponentiel de lieux saints attaqués qui pose question. Bien sûr dans un relatif silence médiatique. Un fait de société grave qui s'attaque aux fondements d'une nation, relégué dans la rubrique "faits divers" et bientôt "chiens écrasés". Ce pays est fichu...
RépondreSupprimerBonjour Volti. Content d'être revenu. Je n'échange pas notre bel Hexagone contre la perfide Albion, même si je lui reconnais des qualités. Hélas, je ne parle pas la langue, c'est handicapant, mais je vais y remédier, je songe à m'y mettre. Cela dit, croisé beaucoup d'espagnols, ce qui m'a permis de pratiquer avec bonheur la langue maternelle, avec son piquant andalou, et de ramasser des impressions de voyage très agréables. Bisous. Pour la France, aie, aie, aie !
SupprimerBonjour Rodo, bonjour Volti et tous les autres. Rien n'est dû au hasard. Une volonté délibérée et perverse préside à cette destruction systématique de notre passé. Il s'agit de transformer l'humanité en cloaque indiscernable, malléable et destructible sans état d'âme. Pour QUI en est responsable, je me réfère en ce texte que j'ai mis en ligne ce matin chez les Moutons Enragés, et qui vient de sortir de modération.
RépondreSupprimer........
Certes, il y a actuellement en France des factieux dangereux. Leurs adresses sont connues : la très haute administration des Armées, la Place Beauvau, et pour chapeauter le tout, le 55 rue du Faubourg. Les épaulent le sinistère de « la santé », les hautes sphères de ce qui s’appelait autrefois l’Éducation Nationale, et qui n’est plus qu’une officine de propagande ; et bien entendu le neuvième étage de Bercy. Si la Gendarmerie Nationale, que je respecte hautement, réussissait à être vraiment libre, tous ces malfaiteurs seraient déjà en prison, avec le concours de magistrats honnêtes, vraiment indépendants, résistant aux énormes pressions de la Place Vendôme.
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Oui, les Français doivent résister à l’Ennemi Intérieur, bien plus présent et plus influent que dans les années sombres de Vichy.
https://www.youtube.com/watch?v=68T-KHfJMMw
Bonjour Jean-Claude. La guerre par ceux qui ne la feront pas, parce qu’ils n’en ont pas les moyens, et qu’ils le savent ! La guerre et sa rhétorique pour cacher la ruine d’un pays qu’on a soigneusement orchestrée. La guerre, ou sa peur, pour éviter les questions gênantes. Pour ne pas rendre des comptes, ce qui, guerre ou pas, ils devront faire tôt ou tard. Pour l’heure, on mouline en faisant le dos rond, espérant la maudite étincelle qui les fera tous sauter !
SupprimerLa bonne journée.
Bonjour Rodo. Je pense me souvenir que c'est Emmanuel Todd qui avait avancé : l'Europe [surtout du nord, remarque personnelle] est judéo-chrétienne, mais la France est druido-catholique. Le nombre de menhirs, de dolmens, de pierres levées, de bois sacrés souvent transformés en monuments du culte christique pour en cacher le soubassement, est énorme dans notre pays. Cela en dérange certains, qui refusent ce soubassement historique et proto-historique. Le but n'est-il pas un chaos propice à leur mainmise tentant de remplacer un intérieur vide ? La guerre est un moyen de ce chaos, mais il en est d'autres encore plus écrasants, comme la volonté de couper les enfants de toutes leurs racines, et une orientation de mélanges parmi des populations coupées de toutes leurs raisons de vivre. Dantesque conflit entre l'entropie totale, et la Vie qui en est un contraire bien moins tonitruant, mais plus obstiné encore.
SupprimerPar Lug et sa parèdre la Mê Lusine, ne lâchons rien. C'est la façon la plus entière de rester de vrais humains, tout simplement.
Bonjour Jean-Claude. Merci pour ce commentaire magistral qui résume en peu de mots l’état de déliquescence de notre civilisation. Sans être le seul, Emmanuel Todd est celui, parmi les penseurs de notre terre, à avoir anticipé ce qui nous tombe dessus. Il a eu le courage de le dire et de le démontrer avant beaucoup d’autres, ce qui lui a valu la réprobation d’un tas de pseudo-intellos collabos qui lui ont collé l’étiquette de penseur de droite pour tenter de le disqualifier. Peine perdue ! Outre qu'il demeure droit dans ses bottes, les évènements le placent au niveau qui est le sien : une forte tête à penser !
SupprimerVous vous attendiez à quoi? Quand on détruit tout le bon sens, chez nous, ne vous étonnez pas que nous soyons ainsi, impuissants, face à cette ruine annoncée de ce qui fit la grandeur du pays .... Aujourd'hui, les églises, demain les mairies et après demain, nous mêmes (c'est déjà sur les rails et avec notre complicité)!
RépondreSupprimerhttps://wp.me/p4Im0Q-6So - « Pour le Peuple, c’est massacre à la tronçonneuse à l’Assemblée et le « crépuscule des gueux ». Sanction : plus de pinard à la buvette (aux frais du con-tribuable !) »
Bonjour Keg. On attend toujours quelque chose. Pas comme un miracle, mais comme un pis aller dans un contexte où les mauvaises nouvelles se succèdent à un train d’enfer. Mais même ce « moins pire » se dérobe sous nos pieds. Nous en sommes tous là. A mouliner du sordide, le regard fixant un ciel bleu imaginaire, attendant le bon vouloir du destin ! Merci de ta visite. Le bon week-end.
SupprimerNous pouvons attendre, mais nous pouvons aussi "anticiper" (ou tenter de le faire) en affutant nos curiosités. C'est personnellement ce que je fais. Je ne suis pas mieux qu'un autre, mais je tente de mieux cerner ce qui nous entoure et surtout assaille.... C'est grâce à cette faculté que je peux tenter de sensibiliser les citoyens aux réalités qui deviennent les notres :
Supprimer* escroquerie électorale des législatives de 2024,
* 650 milliards, annuels, de "gaspillages et manques à gagner" financiers
* discrimination envers les vrais "Pupilles de la Nation de 39/45"
* Suppression du chômage
* Suppression de la pauvreté
* Tarification des achats en fonction des revenus (cela marche déjà en France, sans que l'on s'en rende compte .....
* Comparaison des capacités de pouvoir d'achat 2025 et 1980 (ou tout autres années)
* etc
Rien ne prédispose à de telles conclusions. Cela nécessite curiosité, envie de découvrir (pour mieux comprendre), envie de partager (via le blog ""la UNE de KEG" et les commentaires....) pour tenter d'aider les citoyens qui veulent encore "bouger" et refusent de se soumettre....
Aucun de tous ces "dossiers" n'existe, en tant que tel, sur Google ou tout autre réseau de quête.
Je décortique, j'analyse, je transcris, je matérialise via des fichiers que je crée spécialement pour chaque étude spécifique (le dossier "gaspillage" est en cours depuis bientôt 5 ans.... et est donc incomplet).
Mon problème : comment faire pour sensibiliser, intéresser les gens (surtout ceux qui en veulent encore ...... ) pour qu'ils cessent de se plaindre, mais décident d'agir pour eux, leurs enfants et descendances.....
Sans curiosité, point de réflexion et sans réflexion, point d'action ordonnée et orchestrée par soi-même (et non par un parti). Le salut ne viendra que des individualités, quand elles auront décidé de se lever et agir, en connaissance de cause.
Qui peut et veux aider à faire circuler cet état d'esprit? Par avance merci à celles et ceux qui répondront "présent".
Mon message est toujours d'espoir et non de fatalisme.
Bonjour Keg. Dans le contexte actuel, marqué par une succession de crises où le chaos s'ajoute au chaos, adopter une posture pessimiste, devant l’importance du chantier, ne saurait être assimilé à du fatalisme. Alors que des mesures dites exceptionnelles viennent progressivement éroder les acquis sociaux et restreindre les libertés fondamentales, constater la gravité de la situation et la dénoncer avec lucidité est un impératif civique. C’est ce que nous faisons, chacun au niveau qui est le sien. Exprimer que les événements ne sont pas de nature à nous faire jubiler et en pointer les dérives est un acte de responsabilité auquel chacun se doit de participer. Lorsque cette prise de position ne bénéficie pas de l'assentiment majoritaire et que l'on se retrouve marginalisé, voire stigmatisé pour avoir émis des réserves, cette dissidence assumée devient alors un acte de résistance. C'est précisément cette démarche, guidée à la fois par un pessimisme éclairé et le sens du devoir citoyen (que je n’aime pas ce terme de citoyen!), que nous sommes quelques uns à entreprendre avec détermination. Pessimiste oui, fataliste non.
SupprimerLa bonne journée.