dimanche 13 janvier 2019

Moix, le petit homme triste

Source
Yann Moix. Petit animateur de télé, petit écrivain, petit homme, avec une tête de juge provincial en quête de reconnaissance, Yann Moix a moussé son petit soi médiatique en déclarant : « A 50 ans, je suis incapable d’aimer une femme de 50 ans. Je trouve ça trop vieux ».
Poussé dans les cordes par une opinion très remontée, dont l’âge va de 7 à 77 ans, voire plus, droit dans ses bottes, le petit homme du vase clos médiatique persiste et signe, quand on lui demande, a posteriori, s’il n’a pas de regrets à exprimer : « non, je ne m’excuserai pas ! » qu’il a lâché.
En d’autres circonstances, on pourrait parler de courage, voire de témérité. Pour ma part, je ne vois dans son attitude que le signe d’une très grande pathologie.
Pauvre petit gars !
Source
Poulaga sauce piquante. Grâce  aux Gilets Jaunes, les poulagas explosent les statistiques. En plus de l’impunité pour avoir tué, blessé, arraché des mains, crevé des yeux, arrêté, incarcéré, bingué, jeunes, vieux, femmes et bientôt des enfants, si on ne les retient pas, ils ont vu leur salaire augmenter de 300 euros/mois, heures supplémentaires non comprises. Si la France a un jour été une république, aujourd'hui elle ne l'est plus.
Pour info, cette revalorisation salariale coûtera dans les 70 millions d’euros par an, disent les experts du gouvernement.
L’aubaine pour la police, qui aurait pu se fendre d’un communiqué pour remercier les Gilets Jaunes sans qui cette augmentation n’aurait jamais eu lieu.








Sous l’Casque d’Erby


jeudi 3 janvier 2019

Chiche Manu, que tu démissionnes !

ERBY
Les boursicoteurs du monde s’en réjouissent : Bolsonaro est intronisé président du Brésil ! Est-ce le retour des bataillons de la mort qui rendrait les marchés aussi gais ? Dresser le pays à la place de le redresser ?
Parmi les ministres chanceux, outre des personnalités sans aucune « expérience de la vie politique », le chef s’est servi chez les galonnés, puisqu’il a recruté sept militaires à la retraite pour étoffer son ensemble vocal. Après la samba, place au trique-trique-aïe-aïe-aïe !
Les cœurs cessent de battre, les cerveaux s’éteignent, la bourse palpite !
De ce côté-ci de la mer, en Hexagonie, notre Président Macron bataille fermement avec la syntaxe pour finir la bafouille qu’il a promis aux français à l’occasion des vœux de fin d'année.
A l'heure actuelle, il s’interroge :
Comment s’y prendre pour leur dire de se calmer ? De quitter ces gilets jaunes qui sont à l'élégance ce qu'un missile tomahawk est à la permaculture ! Que s’ils continuent à s’énerver de la sorte ils vont finir par me faire alunir sur le côté caché de la lune, dans le cratère Von Kármán, comme les chinois l'ont fait, alors que les travaux de rénovation de l’Élysée viennent à peine de commencer !
Comment leur avouer, mon Dieu, que je ne suis qu’un gredin au service de la finance et des technocrates de L’Europe, embauché le temps d’une pige pour faire le comédien pendant qu'ils font leurs affaires en lousdoc aux Caïmans, au Panama, aux Philippines et ailleurs ?
Comment leur avouer que, malgré mon penchant pour la philo, je n’ai aucune notion sur la culture du pays que je gouverne, pas plus que sur son histoire, sur ses guerres, ses conquêtes et ses révolutions ? Comment leur dire que je ne suis qu’un larbin au service d’une caste ayant pour vocation d’éradiquer le surplus d'habitants de la planète, de ne garder que le minimum exploitable pour ses besoins, par la guerre, le complot, la décérébration collective, la manipulation, la violence et l’extermination de tout ce qui pourrait l’empêcher d’atteindre ses objectifs ?
Comment leur dire que j’ai été choisi pour mes talents de jeune comédien prometteur et non pour mes compétences politiques ?
Comment leur dire que je ne suis qu’un comédien qui s’est trompé de film ?...
T’inquiète, Manu, tout ça on le sait déjà. Ce qu’on attend, c’est ta lettre de démission !
Allez, un peu de courage, Manu ! 

Sous l'Casque d'Erby


lundi 31 décembre 2018

BONNE ANNEE 2019 !

Ah ! les amis ! Dans quel monde vivons-nous !
Si seulement Jeanne Calment n’était pas morte – ce qui apparemment serait faux, mais on s’en fout, n’est-ce pas – en 1997, aujourd’hui elle aurait 21 ans de plus !
Je sens que nous allons nous amuser en 2019, année que je nous souhaite la meilleure entre toutes ! En attendant les prochaines...


samedi 22 décembre 2018

Noël à la Bordage !

L’heure est grave, Noël est là et nous voilà, une nouvelle fois, pris au piège infernal. Et dire qu’il y a tout juste un an, nous nous apprêtions à faire de même !
Que nous soyons cathos, protestants, agnostiques ou athées, chacun y va de son couplet, l'orgie nous est commune. Inutile de la faire comme l’autruche, car si bien elle enfonce la tête dans le sable – pour y échapper – qu’en est-il d'un arrière-train exposé à tous les vents ?
Pour ma part, voici un petit – tout petit – conseil de lecture. Pendant ma période de retraite blogosphérique, j’ai beaucoup lu. Je dirai même relu : Zévaco, avec les Pardaillan, Borgia et autres Nostradamus ; Léo Malet et son inclassable Nestor Burma, Zweig avec l'incontournable joueur d’échecs ; Van Gulik, son juge Ti et ses enquêtes dans la Chine impériale. Je me suis aussi accordé un sacré bon temps avec Flaubert et son Bouvard et Pécuchet. Magnifique, même si inachevé !
Mais l’auteur dont je m’en vais vous conseiller la lecture en ce Noël se situe dans le registre de la SF et il n’a pas à rougir de se trouver en si bonne compagnie.
Le diptyque Wang de Pierre Bordage fait partie de ces œuvres qui marquent durablement l’esprit. L’action se situe au 23ème siècle, autant dire maintenant, tant il y a dans le contenu des éléments de notre époque qui l’attestent de manière frappante.
Wang, le jeune héros chinois, vit avec sa grand-mère Li dans un quartier misérable de Grand-Wroclaw en Silésie, une sous-provinces de la Sino-Russie, empire politique reconfiguré par l’alliance des deux grandes puissances, sur laquelle règnent des néo-triades. Transgresser leur loi, c’est mourir ou fuir.
Un rideau électromagnétique protège le bienheureux Occident, toujours aussi riche et puissant, des encombrants voisins, les migrants, cherchant par tous les moyens à le rejoindre. Cela a un prix, et quel prix ! Je vous laisse le soin de sa découverte.
Cependant, de temps en temps, ce rideau électromagnétique s’ouvre pour laisser passer le quota d’émigrés dont l’Occident a besoin pour mener à bien ses petites affaires en perpétuant son confort égoïste. Dire que les places sont chères est pur euphémisme !
Wang l’orphelin élevé par grand-mère Li, n'a d'autre choix que de prendre le chemin de l'exil, avec pour seul bagage les conseils prodigués par grand-mère Li dont le Tao de la Survie lui servira de guide tout au long de l’extraordinaire épopée qui l'attend de l'autre côté du rideau et l'aidera à surmonter toutes les épreuves.
L’énorme talent de conteur de Bordage, ainsi que son incroyable inventivité tiennent en haleine sans temps mort. Cette œuvre, plusieurs fois primée, a le droit de figurer dans toute bonne bibliothèque.
Si, comme souvent en cette période, vous êtes à la bourre et ne savez pas quoi offrir à un proche qui aime la lecture, ne vous arrêtez surtout pas au genre - la SF peut bloquer certains esprits - foncez ! car c'est une œuvre remarquable d'intelligence et de finesse politique ! Offrez ce très beau cadeau de Noël.

Wang 1 : Les portes d'Occident - L'Atalante. Bibliothèque de l'évasion - Octobre 1996 - 460 pages Illustration de Gess.
Wang 2 : Les aigles d'Orient - L'Atalante. Bibliothèque de l'évasion - Mai 1997 - 464 pages Illustration de Gess.

Sous l’Casque d’Erby 


mercredi 12 décembre 2018

L'Avenir dure longtemps

ERBY
Je n’ai pas regardé l’intervention de Manu au 20 heures l’autre soir. Tout comme je ne regardais que très rarement les interventions de ses prédécesseurs. Pas de temps à perdre.
Que nous parlions de Macron aujourd’hui, de Hollande, de Sarko, de Chirac ou de Mitterrand plus tôt, nous ne devons pas perdre de vue que nous ne parlons pas de présidents d’un pays, la France, mais d’agents de terrain recrutés pour servir d’autres intérêts que ceux pour lesquels le peuple se courbe devant les urnes.
Désignés pour occuper une fonction avec un contrat à durée déterminée, renouvelable si bonne opportunité, comme cela s’est produit avec Mitterrand et Chirac, ces personnalités sont choisies en fonction de leur talent pour la comédie, et pas forcément pour leur compétence. Le peuple n’a rien à voir dans le choix des personnes qui incarnent la fonction. Elles sont hissées à ce rang, de la même façon qu’on pose un objet décoratif sur une étagère. Ça n'est pas de l'énergie fossile, mais presque.
Tout cela me fait penser à la série cinématographique Mission Impossible.
Le futur élu reçoit une disquette qu’il doit décompacter pour découvrir le contenu, celui-ci révélant en quoi consiste la mission pour les cinq ans à venir, si toutefois il l’accepte. Il disposera pour cela des moyens nécessaires en argent et matériel humain. Dans le cas présent, il s’agit de démanteler le système économique local, de repérer les éléments perturbateurs dont le nom de code est « Comploteurs », les dénigrer par le biais de campagnes médiatiques soigneusement orchestrées, de manière à ce que cela ressemble à de la trahison auprès des couches les plus basses de la société. De loin la partie la plus crédule et la plus virulente quand il s'agit de punir les auteurs de félonie. L'élu aura à disposition la brochette habituelle de chiens de garde qui, régulièrement, diffuseront à l’antenne les rumeurs nécessaires à la pleine réussite de l'entreprise.
Comme d’habitude, si vous ou l’un de vos agents étiez capturé ou tué, l’Agence Financière de Nivèlement par le Bas  niera avec la plus grande vigueur avoir eu connaissance de vos agissements. Cet enregistrement s’autodétruit dans les 5 secondes. Bonne chance.
Fin du message. La suite ?... Quelle suite ?... Ah, oui... Cela dépend de nous : soumis ou pas soumis ?...

Sous l’Casque d’Erby


lundi 10 décembre 2018

Les three lions sont morts ce soir

Amis de la démocratie, n’oubliez pas, en quittant le domicile, le ruban noir du deuil. Il marquera la mort de ce fantasme. Bien que celle-ci soit morte en couches depuis longtemps, il est des humains qui pensent qu’elle s'agite encore quelque part à l'intérieur d'une grotte obscure, d'où elle ne sort qu'à la nuit tombée pour admirer la toile diamantée du ciel nocturne. La chose occupe nos esprits tout en nous prenant la tête et cela, bon an, mal an, fait vivre le commerce. Par ces temps de tristesse infinie il faut bien se contenter de ce maigre souffle pour ne pas sombrer dans le néant.
Oh, que je te plains, perfide Albion ! Si fière de ton insularité. De tes conquêtes. De ton colonialisme. Si hautement juchée sur ta singularité séculaire. Riche d’une liberté acquise dans le sang versé dont les rigoles ont fait naître la Tamise. Tu ne voulais pas de l’Europe, tu l’as quittée, en proclamant haut et fort la détestation. Mais l’Europe, voulant encore de toi, te désirant comme un amant qui ne se résout pas à perdre son précieux bien, t'oblige  encore et encore à subir les assauts répétés en respirant son souffle fétide. Violée tu fus, violée tu demeures ! Point le Brexit tu n’obtiendras !
L’acte de décès de la démocratie en Europe vient d’être signé par la Cour de justice. Savoir qu'elle a pouvoir de vie et de mort sur les hommes et sur les peuples n'est pas chose vaine.
En décidant que le vote du peuple anglais sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne peut être révoqué par le gouvernement anglais quand cela lui plaira, elle ne s'autorise plus aucun conseil, elle tape du poing sur la table et le manant pose la tête sur le billot ! Le bourreau fera le reste !
Que l'on cesse une fois pour toutes de penser que les urnes ont une quelconque influence sur les décisions de la dictature en vigueur ! Elle n'a que faire de l'article 50 encadrant une sortie unilatérale de l’UE. Il fut collé au milieu du texte pour faire plaisir à quelques exaltés qui criaient déjà au totalitarisme ! Et pour que le débat soit définitivement clos, les juges de la chose européenne étalent la confiote sur la tartine avec une maestria insolente : « Cette possibilité existe tant qu'un accord de retrait conclu entre l'Union et l'État membre concerné n'est pas entré en vigueur ou, à défaut d'un tel accord, tant que le délai de deux ans à partir de la notification de l'intention de se retirer de l'Union européenne, éventuellement prorogé, n'a pas expiré, » explique la Cour. La révocation de l'article 50 confirme l'appartenance de l'État membre concerné « dans des termes inchangés quant à son statut d'État membre et met fin à la procédure de retrait ».
Amis et frères anglais c’est Trafalgar à l’envers qu’on vous invite à regarder sur vos écrans ! L'Histoire est cruelle !

Sous l’Casque d’Erby


mercredi 5 décembre 2018

Le vrai casseur c'est l'Etat !

Qu’importe l’appellation que l’on donne à un mouvement de contestation, elle a toujours la même origine : la colère du peuple devant le mépris de la classe dirigeante à son égard. Ce peuple qu'elle ronge jusqu'à l'os pour perpétuer ses privilèges. Mépris unanimement partagé par quasiment tout l’échiquier politique. De la gauche à la droite, partis politiques et organisations syndicales comprises, marchent main dans la main dans une sorte d’union sacrée pour considérer le peuple comme chose dépourvue de pensée et d’esprit, bon à porter le bagage.
Tournant le dos aux plateformes politiques, les gilets jaunes, ne veulent pas entrer dans le rang, tant ils sont habitués à se faire rouler dans la farine par ces escrocs. Alors quand monsieur Philippe parle de moratoire, ils savent (tout de même !) ce que le nom commun signifie : Moratorium, suspension momentanée des paiements, autorisée par un décret ou une loi dans certaines circonstances. Délai qu’on se donne a priori avant d’appliquer, de modifier, une décision.
Hors brouillage cela veut dire : augmentation différée. Pour le gazole, le gaz, l’électricité, et plus si affinité. Pour la peine, on continue d’enfiler le gilet allant se peler les miches sous la pluie jusqu’à faire entrer dans la gorge de ces sagouins que le peuple tient encore un peu à sa dignité !
Calmons-nous d’abord, semble dire monsieur Philippe. Après, nous ferons comme nous avons l’habitude de faire. Comme notre classe a toujours fait. C’est à une partie de bonneteau que nous invite le normand Édouard Philippe, ce jeu de trois cartes pratiqué par des filous en raflant le peu d’argent que les pauvres ont dans les poches.
Itou pour l’augmentation du SMIC dont on claironne une hausse de 3% ! En fait, il n’augmentera que de 1,8%. Augmentation correspondant à une « revalorisation automatique du salaire minimum, réalisée chaque année en fonction notamment de l'évolution de l'inflation pour les 20% de ménages aux revenus les plus faibles. » Dixit Le Figaro. Je ne me permettrai jamais de traiter monsieur Philippe de menteur. Il fait cela très bien tout seul !
Un mot sur les casseurs dont les médias ne cessent pas de nous bassiner. Il ne faut pas être grand stratège pour comprendre cela : si casseurs il y a, il faut les chercher ailleurs que chez les gilets jaunes ! L’histoire en est truffée d’exemples. L’État, sous toutes ses formes, s’est toujours bien illustré dans le domaine de la provocation et de la guerre sous fausse bannière…
Un gilet jaune est un pauvre qui exprime pacifiquement son ras-le-bol. Tout le contraire d’un casseur muni d’une carte de parti ou d’un insigne ministériel...
Mais, chut ! sinon je vais passer pour un complotiste et ce serait totalement faux !
A samedi prochain, les gilets !

Dernière minute : L’Élysée a annoncé à France info et BFMTV ce mercredi 5 décembre que la hausse des taxes sur les carburants n'est pas "suspendue, ni différée", mais bien "annulée" pour l'année 2019. L’Élysée a expliqué qu'il avait été décidé mardi soir que cette hausse ne figurerait pas au Projet de loi de finances 2019. Vigilance quand même.

 


Sous l'Casque d'Erby