mercredi 21 mai 2014

Eurodzilla, l'épidémie !

Erby
Après l'Europe et le Monde, retour en terre hexagonale pour enfoncer le clou. Eh, oui, comme l'écrivait Rémi dans son billet du lundi, du global au local il n'y a qu'un pas, pas que chacun fait à sa façon, comme il le peut, la peur au ventre ou fleur au fusil.
Et dire qu'il y en a encore qui pensent que la France est un pays ! Désormais, on dit la France, comme on dit la Bretagne, la Catalogne, l'Auvergne, la Grèce ou le Cantal. C'est un ensemble régional militant pour une seule cause, l'Europe des actionnaires, portée par des petits rongeurs au service de l'hydre financière pour nous mettre à poil, une fois pour toutes !
Cet effet de « régionalisation » des nations au profit d'une nébuleuse globalisante, ayant pour but la dictature, me flanque les flubes. Et ce n'est pas en me répétant que « demain ça ira mieux », la tête bien enfoncée sous l'oreiller, que le mal va disparaître !
La supercherie électorale à laquelle nous sommes massivement invités à participer en ce mois de mai, où il nous est permis de tout dire sur les plateaux télé, y compris notre désaccord, n'est qu'un semblant de démocratie, une mise en scène macabre. Essayez d'activer le bouton « boycott » pour dénoncer ce qui est de toute évidence une escroquerie à vaste échelle et vous verrez dieu d'aussi près que le fossoyeur la tombe qu'il est en train de creuser.
Mais pour que ce genre de combine fonctionne, il faut des gogos. Or le candidat gogo ne manquant pas, on ajoute du liant, sorte de mélasse dans laquelle le gogo 1 se roule en compagnie du gogo 2, avec qui il se fritte pour faire le spectacle. A ces deux viennent s'ajouter les gogos 3 et 4 pour pimenter un plat déjà fort épicé, devant une assistance aussi nourrie que divisée. A l'affût, les bookmakers, bien dans leur milieu, agitent des liasses de biftons, faisant monter la température, organisant des paris... Chaud-bouillant comme des cabanes à frites, au terme d'une bataille rangée, pensant tenir là l'or du temps les parieurs-gogos finissent par perdre l'or de la vie...
C'est ainsi que les monarques qui gouvernent le monde ont imaginé le déroulement de cette élection européenne, mettant en vitrine le produit d'appel qui marche à tous les coups, la peur du loup : le fascisme. Mais qui ignore de nos jours, hormis le gogo évidemment, que le fascisme a des nombreux déguisements et que le loup n'est qu'un danger imaginaire, car l'animal est craintif et donc inoffensif pour l'homme ?...
Aujourd'hui nous assistons à un spectacle très inquiétant.Toute personne moralement soucieuse de la valeur du travail, de l'éducation, de ses droits, de ses devoirs et de sa solidarité envers le corps social et politique qui l'ont faite, consciente des dangers qui menacent son édifice, se livrant à un acte normal de dénonciation d'accords interlopes, de guerres douteuses, de génocides silencieux, de tout acte pouvant nuire à l'équilibre et au bien-être de cet ensemble communément bâti, est, au mieux, systématiquement suspectée, empêchée de parole dans les médias et même arrêtée, sous des chefs d'inculpation qu'on présentera à l'opinion comme le fait d'une déviance nocive pour la société, en dépit des lois nationales sur les libertés fondamentales...
C'est ainsi que de fil en aiguille la nuit s'installe dans nos vies, comme elle s'est abattue plus tôt en Irak, en Afghanistan, en Grèce et maintenant en Ukraine où le concept « séduisant » de l'Europe devient la vraie nouvelle peste.
Boycott !

Sous l'casque d'Erby


20 commentaires:

  1. Bonjour les caillasseux. Temps beau, mais ce n'est qu'apparence.
    Ben, oui, faut bien appeler un chat un chat, nom d'un chien ! Superbe Erby !

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  2. Salut gris..... heureusement qu'il y a Erby ! Va pourtant falloir que j'aille à la poste porter le colis pour Rodo, qui est là tout prêt à côté de moi. L'agence postale est presque au pied du grand truc nommé Sillon de Bretagne, oui, là où un certain Jean-Marc habitait quand il était jeune prof d'allemand.

    Ah... se dire que la France a aujourd'hui autant d'importance, qu'une île qui portait ce nom autrefois. Elle fut débaptisée....
    - Vous désirez quelque chose, Monsieur Maurice ?
    - Euh.... non.... je... je passais.....

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  3. Rappel opportun de ce qu'est cette farce qu'est l'Europe, liquidant la démocratie au nom de la démocratie, y installant une forme de bureaucratie où le stalinisme le dispute au cynisme de l'argent pour savoir qui remportera la palme du consensus, au nom duquel, en effet, seront éliminés les dissidents. J'apprécie ce terme qui rappelle si bien ce qui hier était voué aux gémonies par les mêmes qui aujourd'hui le pratiquent tout aussi furieusement : il faut penser selon le format ad hoc, sinon, pas droit de cité, mort sociale, EXIT.
    Bonne manière, aussi, que de liquider l'Histoire, beaucoup trop chargée de la mémoire des peuples, de leurs luttes. table rase du passé. Une Histoire préfabriquée, novlangue pour tous ; des régions, des baronnies, ne pesant rien face à la toute-puissance de multinationales. pas besoin, même, de TAFTA, pour permettre à celles-ci d'incriminer les États de leur faire perdre de potentiels profits. L'Europe suffit. ...
    Merci pour ce billet.

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    1. Que dire après tout ça...Je suis bien d'accord

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  4. Quelle mascarade cette Europe . Veau tait, faire voter le veaux pour qu’ils se taisent...

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  5. mouais... Bonne journée quand même !

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  6. Excellent. Du long et du bon. A lire de suite : avec des si

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    1. Question existentielle toujours actuelle. Sans eux que peuvent les uns ? Sans les uns que peuvent les autres ? PROLOS, INTELLOS : À PROPOS D’UN ARTICLE DE « FAKIR ».

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    2. Des "intellos" ? OÙ ÇÀ ? Ils ont toujours et partout prouvé qu'ils ne comprenaient RIEN à RIEN, mais qu'ils n'en revendiquaient pas moins une place d'avant-garde.
      Allons ! ce dont un mouvement a en effet urgemment besoin, c'est de la pensée de ses luttes.
      Hum ! Pour cela, évidemment, vaudrait mieux qu'il y ait des luttes .... je veux dire un mouvement qui ne se contentent pas, comme mes prétendues luttes ouvrières, de revendiquer le maintien dans l'emploi, autrement dit d'être préservé.
      La question me semble plutôt à ce point précis : comment penser que le capital qui nous contient "préserve" quoi que ce soit ? Le capital est un rapport de forces, rien d'autre et il n'a de cesse que de le renforcer toujours, comme le montre si bien le visage agressif qu'il a pris depuis 3 bonnes décennies sous la face hideuse de son garde-chiourme, les USA, qui chient partout leur burger, leur bouffe empoisonnée, leur mal-être de peuple qui n'existe que par le fric et la force des armes qu'il procure.
      Vouloir "préserver" l'existant, n'a guère de sens. Autant prétendre tenir ad vitam æternam une grenade dégoupillée dans la main. Y un moment où ... on roupille. Mauvaise pioche. Vouloir préserver le vivant dépasse en effet les corporatismes. C'est un langage universel où chacun peut et doit se reconnaître s'il n'est pas vrillé par la préservation de l'immédiat. C'est à cette préservation là, sans plus d'autre perspective que nous a désormais dressé ceux qui ne peuvent plus rien nous promettre d'autre que la garantie d'une heure de survie de plus, soit une grande différence, en effet, avec les poulets en batterie qui n'ont pas même cette garantie là. Mais l'heure approche où cette garantie ne sera plus même permise, à considérer la progression exponentielle du chaos.

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    3. un peu de précipitation aura conduit à écrire sous forme de lapsus ! "un mouvement qui ne se contente pas, comme les prétendues luttes ouvrières," Y'a des fois, comme ça, où j'm'prends, moi aussi, pour Vladimir Ilitch Oulianov ... Pourtant, je ne vis pas en Suisse.

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    4. Ton billet, lediazec, est un très bon coup de gueule, que tu prolonges via le lien ci-dessus... Haut les cœurs !

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  7. Je viens de voir Mélenchon sur Médiapart , il est toujours aussi magnifique... Mais bon je vais me retenir

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  8. le "Clandestino" du beau ManuChao en zyke du jour : cela fait tilt avec cette info, qui me parvient via "cyber-acteurs":
    "Le Passager Clandestin" est en danger de devoir fermer ! : il s'agit de cette très courageuse petite maison d'éditions lyonnaise, libertaire qui a depuis 7 ans publié une centaine de doc décapants... L'un des derniers titres concerne les Grands Projets Nuisibles Inutiles...
    Ils font appel à vos commandes (papier!) urgemment. Je n'ai plus leur www exact, mais cela se retrouve facilement en tapant leur titre, avis aux éveillés !

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    1. Oui, Rémi. Comme toi, j'aime Manu Chao et son Clandestino, tout comme je déplore la fermeture d'un lieu de culture et de révolte voué à la diffusion d'une autre parole que celle des chiens assis. Je vais chercher le lien.

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  9. Je ne pense pas que l'abstention soit une réponse appropriée... quand pointe la peste brune dans l'ombre du néolibéralisme.

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    1. Salut DPP. Tu sais que nous avons plus de points d'accord que des désaccords, mais ne trouve-tu pas que le FN, par exemple, n'est que le parent pauvre du néolibéralisme ? Le fascisme est déjà installé et ce ne sont pas des élections de quelque nature qu'elles soient qui vont le déloger...

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    2. Ce qu'est l'Europe : réalité de la peste brune :
      http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=2&idrub=50&id=1752

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    3. Vingt-dieux ! Ce qu'il faut pas faire pour pas mourir de soif ! Lien direct Grèce : Le référendum sur le droit à l'eau a été interdit !

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